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L'injustice fiscale ou l'abus de bien commun

L'injustice fiscale 



L'injustice fiscale ou l'abus de bien commun
L'injustice fiscale ou l'abus de bien commun 

La civilisation occidentale est sans doute le fruit d'une rare alchimie. Née dans le creuset de Jérusalem, d'Athènes et de Rome, elle a prospéré dans la séparation du politique et du religieux et dans son long apprentissage du respect des personnes dont le droit a été un outil nécessaire et essentiel. Car cette civilisation tant décriée aujourd'hui s'est développée dans un mouvement de tension permanente vers la justice, une justice tâtonnante et sans cesse bafouée, et sans cesse recherchée, incertaine comme toute chose humaine. Le droit a été le moyen de cette évolution, le cadre d'une libération intellectuelle, morale et économique de l'humanité et le ressort de ses progrès. Il a été l'outil et la mesure du rapport entre les pouvoirs, civils ou militaires, et les habitants de la Cité, il a contribué à trouver des équilibres partout différents et toujours instables entre la liberté et la sécurité, entre l'autonomie et la subordination, entre l'épanouissement des personnes et la puissance de la collectivité qui les protège. Mais le droit, qui fut la source du progrès en libérant les forces individuelles tout en évitant l'anarchie destructrice, a progressivement dégénéré en même temps que le pouvoir, comme il en a toujours eu la tentation, se le réappropriait, se l'arrogeait pour ses propres fins sous prétexte d'en faire l'instrument de tous. Le droit a été réduit à son expression légale, à la volonté souveraine plutôt qu'à l'expression des rapports naturels des hommes et à la recherche de leur harmonie qui en étaient la substance même et en avaient fait le temple d'une humanité


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